Le poète, lui aussi, peut s'enraciner en se nourrissant de la parole des ancêtres :
En s'inspirant des formes poétiques malgaches traditionnelles, Rabearivelo invente une manière nouvelle, qui s'épanouit dans Presque Songeset Traduit de la nuit. Il y donne congé à la versification française classique et aux modèles poétiques verlainiens ou mallarméens pour tenter une transposition dans sa langue d'adoption d'attitudes et de procédures poétiques qui sont propres à la tradition malgache.Le paradoxe, c'est que presque tous les contemporains (y compris ses amis malgaches) ne comprirent pas cette recherche (et qu'on se dépêcha de suspecter l'influence maléfique du surréalisme dans des poèmes qui semblaient d'une lecture plus difficile).En fait, le sous-titre des recueils (" poèmes transcrits du hova par l'auteur ") donnait la clef de cette poétique.Il s'agit en effet de textes qui jouent sur le glissement des esthétiques, qui veulent écrire malgache en français.L'édition collective de 1960, entreprise pour célébrer le poète en même temps que l'indépendance malgache retrouvée, confirma bien qu'il existait pour chaque poème des deux recueils une double version, en français et en malgache.
Jean-Joseph Rabearivelo est souvent revenu sur sa conception de la poésie: dans ses articles de critique, dans le journal intime, dans sa correspondance.Avec comme leit- motiv l'idée que le poète est un passeur de langue :
Rares sont, à ma connaissance, les jeux qui plaisent mieux à l'esprit et qui, l'exposant à tout instant au péril de ne pas réussir, lui rappellent plus constamment sa dignité, comme celui qui consiste à rendre un poème dans une autre langue que celle dans laquelle il fut conçu.
Rares aussi ceux qui donnent davantage à un poète la sensation de travailler pour et selon sa mission propre: créer, sans trahir la pensée dont il épouse la courbe et surprend la fuite ailée.
D'avoir mené à bien une pareille tentative lui procure une joie semblable à celle de moduler un poème fraîchement retrouvé.Car un poème réussi est simplement retrouvé: il était perdu dans les dédales de la pensée.
Je dirai les plaisirs périlleux procurés par ce jeu qui fait courir à l'esprit même de la Poésie l'aventure la plus imprévue: celle de partir d'un même pays idéal pour l'inconnu de deux musiques différentes.
Les vérités que je vais proposer, avec quelques autres dont je ne suis pas encore bien sûr et que je ne consignerai pas, sont les premiers fruits de dix ans de poésie française et de presque autant de temps voué à la servir de mille manières.
L'Européen n'étant guère perméable, et l'Oriental étant surtout mimétique, à l'inverse d'un poème hova, un poème français, par exemple, n'est pas à traduire ; il est à transcrire - ce mot conservant ici tout le sens que lui confèrent les musiciens.
Une traduction de poème européen, même en vers, est une photographie de sentiment: si parfaite que puisse être la ressemblance, il y a toujours une infidélité, une trahison à déplorer: l'immobilité provoquée par la rupture de la musique.
Une transcription est comme un film: elle se meut, elle vit - seul le don de la parole intégrale lui est refusé: mais elle suggère assez la possession virtuelle de ce don pour ne pas participer aux charmes les plus impérieux de la poésie: le mouvement allusif et la grâce celée. [...].
Dans le poème de Presque Songes, qui, par son titre (" Le Poème "), s'affiche comme un art poétique et qui est en fait un développement à partir de la traduction/transcription en français du mot malgache tononkira (qui signifie " poème "), on découvre la subtile suggestion d'une poétique jouant du glissement des esthétiques et des langues :
On savait par ailleurs que Rabearivelo s'était toujours passionné pour les problèmes de la traduction poétique.Ses interventions dans la presse en malgache pour dessiner le projet d'une littérature malgache moderne soulignaient la nécessité de l'illustrer en recourant à la traduction et à l'imitation des littératures étrangères.Il devait d'ailleurs payer de sa plume en traduisant en malgache des auteurs comme Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Rilke, Whitman, Tagore, Laforgue, Gongora et surtout Valéry.Le projet de publier un volume de traductions malgaches de Valéry était suffisamment avancé pour que les Annales colonialess'en fissent l'écho en 1927 (en ajoutant le souhait que M. Paul Valéry fût également traduit en français !).C'est ausi comme traducteur (de contes, de poèmes malgaches anciens ou modernes) que Rabearivelo avait été publié dans 18° latitude sud.
Faut-il alors lire les poèmes français de Presque Songeset Traduit de la nuitcomme la transcription de leurs versions malgaches ? Certains indices inciteraient à la prudence.Dans le texte lui-même, ce sont par exemple des jeux de mots (quand " lambe " rime avec " jambe ") qui ne peuvent procéder que du français.Dans des lettres à Robert Boudry, le poète affirme que le texte français des deux recueils a précédé leurs versions malgaches : Maintenant que le cycle de ma nouvelle manière est clos (avec Presque Songes et Traduit de la nuit), il est temps, je pense de vous avouer un secret : aucun de mes livres n'a été directement écrit en hova, tous l'ont été en français(lettre reprise dans le Journal, à la date du 28 mai 1935). Ceci semblerait donc lever les équivoques : le français est la langue privilégiée de Rabearivelo (d'ailleurs, il fait paraître les deux recueils cités dans leur version française, réservant pour plus tard la publication du texte malgache).
Cependant, inversement, il se fâche, quand on le définit comme un poète français.Maurice Martin du Gard, qui l'a rencontré à Tananarive et qui lui consacre une page pleine de sympathie dans son Voyage de Madagascar, lui prête cette phrase " J'ai traduit de nombreux vers de vos poètes, et j'écris directement en français ". Rabearivelo réagit vivement (à la date du 5 janvier 1934, dans le Journal) en faussant d'ailleurs de manière significative la phrase incriminée : " ... cette parole : mais je veux écrire directement en français n'est pas de mon goût.C'est qu'[elle] n'est pas conforme à la vérité.Voici, en effet, près de cinq ans que je ne chante plus guère directement en français".
L'examen des manuscrits peut permettre de clarifier le débat.Ceux de Presque Songesmontrent les textes malgaches et français figurant en parallèle sur la même page (dans des versions peut-être déjà précédemment élaborées), et raturés, corrigés, amendés de variantes, comme si le travail d'écriture et de mise au point du poème se développait dans un va-et-vient incessant entre les deux langues. Comme si Rabearivelo n'écrivait plus directement ni en français, ni en malgache, mais dans le passage perpétuel d'une langue à l'autre...
La transposition du malgache au français est manifeste pour ce qui est de la modalité poétique.On ne reconnaît plus ni les modèles lamartiniens ni les allusions mallarméennes qui marquaient les premiers recueils.C'est du côté des genres oraux que Rabearivelo se tourne : énigmes, chansons et surtout hain teny. Non pas que Presque Songeset Traduit de la nuitsoient composés de traductions authentiques (Rabearivelo en avait données aux revues et il préparait au moment de sa mort un recueil de traductions de hain teny, Vieilles chansons des pays d'Imerina, que le Gouvernement Général de la colonie fera paraître en hommage posthume dans La Revue de Madagascar), mais il s'agit là plutôt d'une tentative pour écrire en français sur des modes malgaches. Du hain teny, Rabearivelo retient le principe de la variation, jouant sur les retournements, rebondissements, étagements et superpositions du sens. Il choisit un motif : non pas le thème amoureux propre au véritable hain teny, mais l'image du glissement de la nuit au jour (ou du jour à la nuit) qui réapparaît de poème en poème, dans la métamorphose des métaphores :
Chacune de ces images nocturnes, découpées dans des poèmes différents, développe un sens indéfini, produit pour se prolonger en valeurs multiples, au gré des situations de lecture." Chants en quête de parole " dit le poème-art poétique placé en tête de Presque Songes.
Quelques mois avant sa mort, Rabearivelo avait pu faire paraître un recueil ultime, dans une édition luxueuse : Chants pour Abeone. Les poèmes sont anciens (ils sont datés de 1926-1927) et procèdent d'une esthétique plus traditionnelle.Ils avaient été écrits pour célébrer un départ (Abeone était déesse des départs pour les Romains) - sans doute lié à un projet de voyage en France.Mais il s'y mêle les images morbides de derniers voyages (le recueil est d'ailleurs dédié à la mémoire d'amis morts récemment).Et le destin transforme ces poèmes mélancoliques en adieu définitif :
Plus de cinquante ans après la mort du poète, il reste encore beaucoup à faire pour une meilleure connaissance de son œuvre.Beaucoup d'inédits attendent d'être publiés.Les œuvres majeures mériteraient des éditions critiques permettant d'apprécier le travail d'élaboration poétique.La correspondance devrait être rassemblée.
La réédition de ses œuvres poétiques en 1990, par deux éditeurs différents, après le grand colloque d'Antananarivo, pour le cinquantenaire de sa mort, peut être le signe d'un retour à Rabearivelo.Son œuvre avait d'abord été lue, hors de Madagascar, comme l'une des manifestations du mouvement de réhabilitation culturelle des peuples colonisés.Sa révélation par l' Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue françaisede Léopold Senghor l'enrôlait nécessairement dans les troupes de la négritude (et c'est ainsi que Jean-Paul Sartre le lit dans " Orphée noir "). La poétique de Rabearivelo, son symbolisme ouvert s'adaptaient très bien à de telles lectures.Mais celles-ci ne rendaient qu'imparfaitement justice à l'ambition de l'œuvre.On a lu Rabearivelo comme s'il écrivait surtout pour des lecteurs du dehors, en France ou ailleurs.Alors qu'il visait à écrire en français des textes qui ne prendraient complètement sens que pour les lecteurs de Madagascar.Il pariait, peut-être naïvement, pour une culture et une littérature plurielles, nées de la migration des codes et d'heureux métissages linguistiques.
Les lecteurs d'aujourd'hui seront sans doute mieux armés pour mesurer l'ambition de l'œuvre : écrire en français des poèmes malgaches.Pour comprendre les subtiles procédures langagières mises en œuvre dans les derniers recueils.Pour prendre conscience de la nouveauté de ce projet, au début des années trente : il faudra attendre plusieurs dizaines d'années pour que des écrivains d'Afrique, du Maghreb ou des Antilles se risquent à explorer les moyens de faire du français une " bilangue " (l'expression est du Marocain Khatibi) - une langue habitée par la culture et la langue maternelles.
Le paradoxe (est-ce dû à la césure de la Seconde Guerre mondiale et à l'accélération de l'Histoire qu'elle a induite ?), c'est que la grandeur de l'œuvre de Rabearivelo, son caractère novateur et précurseur, ne seront pas vraiment reconnus par les premières générations de ses lecteurs.Comme si l'éclat funèbre de son destin, comme si sa figure romantique de poète suicidé avaient occulté la réalité et la beauté littéraires des textes...
Plus que jamais, il faut lire Jean-Joseph Rabearivelo.
1903 (1901 ? 1902 ? 1904 ?)Naissance, le 4 mars, de Joseph-Casimir Rabearivelo, à la clinique du Docteur Villette, à Isoraka, quartier de Tananarive.Les sources (documents officiels, déclarations écrites ou orales du poète ou de ses contemporains) divergent quant à l'année exacte.L'année 1903, indiquée sur le registre des actes de naissance de Tananarive, semble la plus probable, même si elle pose des problèmes de cohérence pour les années de scolarité.
Sa mère, Rabozivelo, était originaire d'Ambatofotsy, village situé au nord de Tananarive, et elle était apparentée à la caste noble des Zanadralambo (qui affirme descendre de Ralambo, roi merina du début du XVIIe siècle).Cette ascendance aristocratique renforça la vénération de Rabearivelo pour le passé royal merina.Mais sa naissance hors mariage lui donna le sentiment d'une identité problématique.
La famille n'était pas riche.Les bouleversements introduits par la colonisation (abolition de l'esclavage traditionnel, par exemple) avaient encore restreint ses possibilités.
La coutume malgache autorisant facilement les changements de nom, Joseph-Casimir se fit appeler Jean-Joseph Rabearivelo - pour avoir, prétendait-il, les mêmes initiales que Jean-Jacques Rousseau.
1908(?)-1916(?)Confié à son oncle, de confession catholique, il fréquente l'école des Frères d'Andohalo, puis le collège Saint-Michel (dont il dit s'être fait exclure pour indiscipline) et l'école Flacourt.Ces études sont plutôt médiocres, et Rabearivelo devra apprendre le français en autodidacte.Il semble avoir eu le désir, vite éteint, d'entrer dans les ordres.
1915Aurait publié ses premiers poèmes en malgache, dans la revue Vakio ity, sous le pseudonyme de K. Verbal.
1916-1923Exerce différents petits métiers: secrétaire-interprète, dessinateur en dentelles, bibliothécaire (ce qui lui permet de lire à son envie).Un administrateur, le gouverneur Lucien Montagné, qui a remarqué ses dispositions intellectuelles, soutient ses premiers essais littéraires.
1920-1921Donne des articles et des poèmes dans divers journaux de Tananarive (la recension systématique de ces textes n'a pas encore été faite).Il entre ainsi en contact avec Pierre Camo et la société littéraire française de Madagascar.Le premier poème en français publié par Rabearivelo s'intitule " Le Couchant " et il figure dans le n° du 24 mai 1921 du journal La Tribune de Madagascar.
1923Anthropos (revue missionnaire, éditée à Vienne en Autriche, qui accueillait des textes écrits par des " indigènes ") publie et paye un de ses articles sur la poésie malgache.Ceci ne peut que l'encourager dans sa " vocation littéraire ".
1924Commence à travailler comme correcteur à l'Imprimerie de l'Imerina: c'est l'emploi qu'il conservera jusqu'à sa mort et qui lui permettra de vivre tant bien que mal.
Publication d'un recueil de poèmes en français: La Coupe de cendres, Tananarive, Pitot.
Désormais, Rabearivelo participe activement à la vie littéraire de Tananarive, en collaborant aux revues de l'océan Indien: 18° latitude sud, Capricorne (où il signe des notes de lecture du pseudonyme emblématique d'Amance Valmond), La Revue de Madagascar, Zodiaque (qui paraît à l'île Maurice) ainsi qu'à des revues européennes: La Vie (dirigée par les Réunionnais Marius-Ary Leblond), Le Divan, Le Journal des poètes, Les Cahiers du Sud, Les Nouvelles littéraires, etc.Il entre en correspondance avec divers écrivains français (dont Valéry).
Il écrit aussi des articles programmatiques sur la littérature malgache dans la presse en malgache : Tsarahafatra, Mpanolotsaina, etc. et de nombreuses traductions malgaches de poèmes français ou européens (voire américains).
Il commence à tenir un " journal intime ", dont il détruira plus tard les premières années.Il en subsiste 1833 pages, qui vont de 1933 à sa mort (le texte en est toujours inédit, sauf publications partielles, notamment dans des thèses universitaires).
1925Écrit L'Aube rouge, roman historique sur la fin de la monarchie merina (inédit).
1926Épouse Mary Razafitrimo, qui a été son élève (il lui enseignait le français).Mary lui donnera cinq enfants, un garçon, Solofo, et quatre filles, Sahondra, Noro, Voahangy, Velomboahangy.
1927Sylves, [Poésie] Tananarive, Imprimerie de l'Imerina.
1928Volumes, [Poésie] Tananarive, Imprimerie de l'Imerina.
Écrit L'Interférence, nouveau roman historique sur la fin de la monarchie merina.
1931Enfants d'Orphée, île Maurice, The General Printing [études critiques sur quelques poètes].
1933Mort de sa fille Voahangy.Il ne parvient pas à surmonter son immense douleur: quand une nouvelle fille lui naît, il la prénomme Velomboahangy (Voahangy ressuscitée).
1934Presque Songes, [Poésie] Tananarive, Henri Vidalie.
Éphémérides (revue de l'histoire malgache sous forme d'un calendrier).
Écrit Un conte de la nuit, inspiré par la mort de sa fille.
1935Représentation au théâtre de verdure d'Ambohijatova (Tananarive) d'une version remodelée d'une revue qui lui avait été commandée pour la propagande officielle de la Grande Ile à l'Exposition coloniale de 1931 : Aux portes de la ville.
Imaitsoanala, Fille d'oiseau, Tananarive, Imprimerie officielle.Cette " cantate " est l'adaptation d'une légende merina, que Rabearivelo rêva de faire monter à Paris par Serge Lifar.Elle est publiée en français, mais une version malgache fut représentée à Tananarive.
Traduit de la nuit, Tunis, Éditions de Mirages.Ces poèmes, publiés par Armand Guibert dans sa collection des " Cahiers de Barbarie " sont présentés comme " transcrits du hova par l'auteur ".
1936Chants pour Abeone, Tananarive, Henri Vidalie.Recueil de poèmes, en édition de luxe, tirée à cinquante exemplaires.
Tananarive, ses quartiers et ses rues, Tananarive, Imprimerie de l'Imerina.Sorte de guide onomastique des rues et des quartiers de Tananarive, écrit en collaboration avec Eugène Baudin, rédacteur en chef de La Tribune de Madagascar.
Publication de la version française d'Aux portes de la ville, Tananarive, Imprimerie officielle.
1937 (22 juin)Suicide de Jean-Joseph Rabearivelo.
1938Publication dans le Mercure de France (n° du 15 septembre) d'un article nécrologique de Robert Boudry, suivi d'extraits du " journal intime ".
1939Vieilles chansons des pays d'Imerina, Tananarive, Imprimerie officielle [traduction française de hain teny traditionnels].Cette édition est l'hommage de la colonie au poète disparu.Une réédition a été procurée en 1980 (éd. Madprint, Antananarivo).
1957Lova, Tananarive, Imprimerie Volomahitsy [recueil de poèmes en malgache].
1960Poèmes, Tananarive, Comité des amis de Rabearivelo.Première édition bilingue de Presque Songes et Traduit de la nuit, avec une préface de Jacques Rabemananjara.
1987Colloque international " Jean-Joseph Rabeari-velo, cet inconnu ? ", Université d'Antananarivo (25-30 mai).
1988L'Interférence, Paris, Hatier.Première publication du roman historique écrit en 1928.
1990Traduit de la nuit, choix et présentation de Gonzague Raynaud, Paris, Orphée/La Différence.
Poèmes (Presque Songes, Traduit de la nuit, Chants pour Abeone), Préface de Jean-Louis Joubert, Paris, Hatier.
À consulter :
Il n'y a eu pendant longtemps qu'un seul ouvrage consacré à J.-J. Rabearivelo et à son œuvre.C'était le volume publié par son ami et exécuteur testamentaire, Robert Boudry :
Les " Actes " du colloque de 1987 ont été publiés : Jean-Joseph Rabearivelo, cet inconnu ?, Marseille, SUD, 1989.
Plusieurs thèses universitaires ont été soutenues, notamment :