FORÊT-GALERIE n. f. Disp., intellectuels. Bande forestière à la végétation dense et exubérante, large de vingt à cent mètres, longeant les bords des rivières et continuant dans la brousse soudanaise la grande sylve équatoriale (d'après Allégret, 1925, 85). Les fugitifs empruntent le lit des ruisseaux, franchissent les quasi-impénétrables forêts-galeries (Ganga Zomboui, 1989, 156). Si la plupart des forêts-galeries ont fait place aux champs de mil dans la région centrale, à Carnot et à Mouka-Ouadda, il n'en reste pas moins qu'elles se sont révélées très utiles lors de l'implantation humaine. Celles qui subsistent de nos jours encadrent les principaux cours d'eau du pays. Ces forêts-galeries constituent en effet des gîtes de prédilection pour les mouches tsé-tsé et les simulies, ennemies de l'homme, puis pour les singes et l'hippopotame, ennemis des cultures. (Bolé Papito, 1993, 30). Pour cette excursion, le chasseur pygmée décida de camper avec sa famille au bord d'une forêt-galerie réputée giboyeuse. (Le Novateur, 15.3.93). Les vallées disparaissent sous d'épaisses forêts-galeries qui forment un grand massif forestier dans la cuvette du M'patou. (Nouvelle Vision, janvier 95). V. galerie forestière.